Rapport technique 2011




Analyse des données du programme « impact du cerf de
Virginie et du lièvre d'Amérique sur les boisés
des îles de Miquelon et Langlade ».

CNERA Cervidés Sanglier
Direction Inter-Régionale Outre Mer

Rédacteurs

Jacques Michallet, Bruno Letournel
Emails: jacques.michallet@oncfs.gouv.fr, bruno.letournel@oncfs.gouv.fr,




1

REMERCIEMENTS

Nous tenons à remercier l'équipe de terrain composée Jérôme LELORIEUX, Nicolas
CLAIREAUX, Sophie DUHAUTOIS, Franck LUBERRY, Laurent JACKMAN, Frédéric
DISNARD, Jean-Paul APESTEGUY, Marjorie JOUGLET, et Nicolas PLAZA pour la
réalisation des relevés floristiques sur les îles de Miquelon et Langlade.
Nous remercions également tous les chasseurs qui ont contribué aux suivis sur poste
d'observation et réalisé les mesures biométriques sur les animaux (poids et longueur de la
patte arrière).

RESUME

L'analyse des suivis d'abondance montre qu'il y a une différence entre les îles de Miquelon et
Langlade. Les « comptages » répétés seulement 3 fois cet été n'indiquent pas une chute des
effectifs mais plutôt, une certaine stabilité.
Les relevés d'abroutissement et de consommation montrent que l'impact du cerf (Odocoileus
virginianus) est plus important que celui du lièvre (Lepus americanus) sur la régénération
forestière et les essences ligneuses et semi ligneuses présentes sur l'archipel.
La pression des deux herbivores est la plus importante sur l'île de Langlade. D'autre part les
résultats indiquent en général une réduction de la consommation par les deux espèces entre
2009 et 2011.
Les mesures de masse corporelle ne montrent pas une évolution du poids des jeunes animaux
et des adultes de Langlade et de Miquelon entre 2008 et 2011. On remarque également que les
animaux, quel que soit leur classe d'âge, sont généralement plus lourds à Miquelon.
Le suivi dans le temps des indicateurs mis en place sur l'archipel permettra d'appréhender
l'évolution de la pression d'abroutissement des herbivores.
La connaissance de l'ensemble de ces derniers permettra, dans la mesure où un suivi sur
plusieurs années est réalisé, de comprendre l'évolution du niveau de relation entre les
herbivores et leur habitat. A partir de cette connaissance des directives de gestion pourront
alors être affichées selon les objectifs fixés en particulier celui concernant la restauration des
boisés de l'archipel.

2

Toutefois, compte tenu des informations récoltées depuis 2009, il apparaît important que les
prélèvements des cerfs par la chasse soient maintenus à un niveau permettant d'asseoir la
réduction de l'impact des animaux amorcée ces deux dernières années.
Cette décision pourrait être confortée en lui associant des règles de tir qui favoriseraient par
exemple le tir des femelles adultes ainsi qu'une pression de chasse plus élevée dans les
secteurs présentant les taux d'abroutissement les plus importants (Langlade Ouest).
Pour le lièvre d'Amérique, les prélèvements par la chasse doivent tenir compte des
fluctuations de densité constatées au cours du temps. Néanmoins lors des pics d'abondance, il
sera important de favoriser des prélèvements importants afin d'atteindre le minimum d'impact
sur la régénération forestière. Pour cette espèce la mise en place d'un carnet de chasse
permettant de connaître le prélèvement par rapport à l'effort de chasse demeure un outil
précieux et incontournable pour la gestion.

Préambule

Les résultats présentés ci-après s'inscrivent dans un suivi général basé sur les indicateurs de
changement écologique (ICE). Ils doivent être appréhendés avec précaution et nécessitent
d'être interprétés en croisant l'ensemble des données en particulier celles portant sur l'étude de
l'abondance des populations, leur impact sur la végétation ainsi que les informations issues du
tableau de chasse (poids et taux de gestation).

1.
Le suivi de l'abondance des cerfs de Virginie

La technique de comptage utilisée sur l'archipel se rapproche de celle des indices ponctuels
d'abondance (IPA). Elle consiste à placer sur le territoire concerné une série de points
d'observation à partir desquels on relève pendant une période donnée (une heure) l'ensemble
des animaux présents. Ces suivis sont réalisés avant la tombée du jour lorsque l'activité des
animaux (alimentation) est la plus intense. Il faut préciser que nous avons choisi d'analyser les
données récoltées depuis 2006 issues de 11 points d'observation (5 points sur Miquelon et 6
sur Langlade).
A partir de 2007 pour améliorer la robustesse des données plusieurs répétitions ont été
programmées (2007 : 4 répétitions, 2008 : une seule, 2009 et 2010 : 4 répétitions et enfin
2011 : 3 répétitions).

3



1.2 Résultats
Nous avons cherché à savoir si le nombre de cerfs observés par poste d'observation variait au
cours du temps ; pour cela nous avons utilisé un modèle de régression linéaire sur chaque
période.
1.2.1 Ile de Miquelon

Les analyses des « comptages » entre les années 2006 et 2011 montrent une baisse relative de
l'abondance de la population (p=0.02). (cf graphe N°1).

Nombre moyen de cerfs observés sur Miquelon
0
4
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3
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2006
2008
2010
Années



Graphe N° 1 : Evolution du nombre moyen de cerfs observés lors des comptages
organisés entre 2006 et 2010 sur Miquelon.





4


1.2.2 Ile de Langlade

Sur Langlade même si une tendance à la baisse du nombre moyen de cerfs se dessine, les
analyses statistiques ne montrent aucune différence significative entre 2006 et 2011.

Nombre moyen de cerfs observés sur Langlade
0
0
1
0
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0
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E
0
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2006
2008
2010
Années

Graphe N° 2 : Evolution du nombre moyen de cerfs observés lors des comptages
organisés entre 1996 et 2010 sur Langlade.


2.
L'Indice d'abroutissement (IA)

Le protocole de mesure mis en place sur l'archipel de Saint-Pierre et Miquelon est inspiré de
celui développé dans le document « dégâts forestiers et grands gibiers ­ techniques de relevé
en montagne ».
A partir du centre de chaque placette, défini à l'aide de ses coordonnées géoréférencées, nous
recherchons les 5 premiers semis des essences « sélectionnées ».Ces dernières sont le sapin
baumier, le bouleau à papier, les épinettes noires et blanches ainsi que le sorbier d'Amérique.
Parmi les 5 semis retenus, nous recherchons une trace d'abroutissement sur le bourgeon

5

terminal et définissons l'espèce à l'origine de cet abroutissement (lièvre ou cerf). Nous avons
également décidé de classer les semis en fonction de leur hauteur. En 2009 nous avons utilisé
la classification suivante: H1 hauteur comprise entre 10 et 70 cm et H2 de 70 à 180 cm. C'est à
partir de 2010 après avoir pris en compte les avis de nos collègues canadiens que nous avons
retenu 4 classes de hauteur : H1 moins de 10 cm, H2 de 10 à 30 cm, H3 de 30 à 60 cm et enfin
H4 de 60 à 200 cm.
Pour les analyses comparatives nous avons regroupés les classes 1 à 3 (source 2010 et 2011)
pour les faire correspondre aux données mesurées en 2009. Nous avons utilisé un modèle
logistique binomial pour réaliser nos analyses.
Sur le terrain les informations relevées sont le nombre de semis abroutis (en prenant en compte
l'espèce à l'origine de l'abroutissement) et le nombre de semis non abroutis dans la limite de 5
plants par placette.
L'indice d'abroutissement pour une essence et une placette donnée est donc le rapport entre le
nombre de semis de cette essence présentant une trace d'abroutissement à l'année n-1 et le
nombre total de semis observés de la même essence.
Ainsi l'Indice d'abroutissement toutes hauteurs confondues est tel que :
Par exemple pour le Sapin Baumier
SpH A
1 + SpH2A
IA =

SpH A
1 + SpH N
1 A + SpH2A + SpH2NA
Avec :
-
SpH1A nombre de semis de hauteur H1 abroutis
-
SpH2A nombre de semis de hauteur H2 abroutis
-
SpH1NA nombre de semis de hauteur H1 non abroutis
-
SpH2NA nombre de semis de hauteur H2 non abroutis
2.1 Résultats : Ile de Langlade (cerfs et lièvres
confondus)
·
Sapin Baumier

L'indice d'abroutissement relevé en 2010 et 2011 est plus faible qu'en 2009 (p<0.001).

6

Abroutissement du sapin baumier Ile de Langlade
0.8
0.6
t

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m
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P

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2009
2010
2011.
Années


Graphe N° 3 : Evolution de la probabilité d'abroutissement sur les semis de sapin
baumier
·
Bouleau à papier
Abroutissement du Bouleau à papier Ile de Langlade
0.
0.
t

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b

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P
2009

2010
2011
Années

Graphe N° 4 : Evolution de la probabilité d'abroutissement sur les semis de bouleau à
papier
Comme pour le sapin baumier l'indice d'abroutissement relevé en 2010 et 2011 est plus faible
qu'en 2009 (p<0.001).

7

· L'épinette noire
La comparaison entre 2009 et 2011 de la probabilité d'abroutissement ne montre au niveau
statistique aucune différence significative (p >0.20) même si les valeurs mesurées en 2010 sont
plus faibles (cf graphique N° 5).
Abroutissement de l'épinette noire Ile de Langlade
0.
t
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n
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s 6
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0
2009
2010
2011
Années

Graphe N° 5: Evolution de la probabilité d'abroutissement sur les semis d'épinette noire
· L'épinette blanche
Comme pour le sapin baumier et le bouleau à papier l'indice d'abroutissement relevé en 2010
et 2011 est plus faible qu'en 2009 (p<0.001).
Abroutissement de l'épinette blanche Ile de Langlade
0.8
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P
2009
2010
2011
Années

Graphe N° 6: Evolution de la probabilité d'abroutissement sur les semis d'épinette
blanche.


8

· Sorbier d'Amérique
La probabilité d'abroutissement ne montre aucune différence entre 2009 et 2010 (p =0.57).
Alors que l'abroutissement relevé en 2011 est moins élevé que les deux années (p=0.002) (cf.
Graphique N° 7).
Abroutissement du Sorbier Ile de Langlade
0.4
t

n
e

0.3
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2009
2010.
2011
Années




Graphe N° 7: Evolution de la probabilité d'abroutissement sur les semis de Sorbier
2.2 Résultats Ile de Miquelon (cerfs et lièvres confondus)
·
Sapin Baumier
L'indice d'abroutissement relevé en 2010 et 2011 est plus faible qu'en 2009 (p<0.001).


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Abroutissement du sapin baumier Ile de Miquelon
0.8
0.6
t

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0.2
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2009.
2010
2011.
Années

Graphe N° 8: Evolution de la probabilité d'abroutissement sur les semis de sapin
baumier
·
Bouleau à papier
La comparaison entre 2009 et 2010 de l'abroutissement mesuré sur les semis de bouleau à
papier montre une baisse significative (p=0.03) avec en 2011 un retour à la valeur de
2009(p=0.9).
Abroutissement du Bouleau à papier Ile de Miquelon
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P

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0.1
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2009
2010
2011
Années



Graphe N° 9: Evolution de la probabilité d'abroutissement sur les semis de bouleau à
papier.

1
0

· L'épinette noire

La probabilité d'abroutissement des semis d'épinette noire est plus faible entre 2009 et les
deux autres années p<0.04).

Abroutissement de l'épinette noire Ile de Miquelon
0.
t

n
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0.
m
e
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t
i
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P 0. d
2009
2010
2011
Années


Graphe N° 10: Evolution de la probabilité d'abroutissement sur les semis d'épinette
noire.
· L'épinette blanche

La comparaison entre l'abroutissement de 2009 et 2010 ne montre aucune différence
statistiquement significative (p=0.28) alors qu'il est plus faible en 2011 (p<0.001).

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1

Abroutissement de l'épinette blanche Ile de Miquelon
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2009
2010
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Années



Graphe N° 11: Evolution de la probabilité d'abroutissement sur les semis d'épinette
blanche.

· Sorbier d'Amérique

L'abroutissement mesuré sur les semis de sorbier montre une différence statistiquement
significative entre 2009 et 2011 (p < 0.0001).
Abroutissement du Sorbier Ile de Miquelon
0.
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0ne.
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2009
2010
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Années

Graphe N° 12: Evolution de la probabilité d'abroutissement sur les semis de sorbier.

1
2


2.3 Résultats (Comparaison lièvre vs cerf Ile de
Langlade)

Nous avons utilisé pour chacune des essences suivies une analyse de variance pour tester
l'effet de l'année, de l'auteur des abroutissements et du site des relevés. Les résultats sont
présentés ci-après.

· Sapin Baumier
L'abroutissement des cerfs sur les semis de sapin diminue entre 2009 et 2011 de façon
significative (p<0.001) comme pour l'impact du lièvre (p<0.01).


Abroutissement du cerf de Virginie sur les semis de sapin baumier Ile de Langlade
0.8
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t

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2010
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Graphe N° 13 : Abroutissement des cerfs sur les semis de sapin baumier.


1
3

Abroutissement du lièvre d'Amérique sur les semis de sapin baumier Ile de Langlade
0.30
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u

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2009
2010
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Années



Graphe N° 14 : Abroutissement des lièvres sur les semis de sapin baumier.

· Bouleau à papier
L'abroutissement du cerf sur les semis de bouleau mesuré sur Langlade est significativement
différente entre les 3 années (p<0.001) alors que celui du lièvre se stabilise entre 2010 et 2011.
Abroutissement du lièvre d'Amérique sur les semis de Bouleau à papier -Ile de Langlade
0.
0.
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2010
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Graphe N° 15 : Abroutissement des lièvres sur les semis de bouleau.


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Abroutissement du cerf de Virginie sur les semis de Bouleau à papier -Ile de Langlade
0.4
t

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2009
2010
2011
Années


Graphe N° 16 : Abroutissement des cerfs sur les semis de bouleau.
· Epinette noire
L'abroutissement du cerf diminue de façon significative entre les 3 années (p<0.001) alors que
celui du lièvre est stable (p=0.8).

Abroutissement du cerf de Virginie sur les semis d'épinette noire Ile de Langlade
0.4
t

n

0.3
e
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Années


Graphe N° 17 : Abroutissement des cerfs sur les semis d'épinette noire.

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5


Abroutissement du lièvre d'Amérique sur les semis d'épinette noire Ile de Langlade
0.
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2009
2010
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Années


Graphe N° 18 : Abroutissement des cerfs sur les semis d'épinette noire.

· Epinette blanche
L'abroutissement causé par le lièvre, légèrement inférieur entre 2009 et 2010 a encore
sensiblement diminué en 2011 alors que celui des cerfs a significativement chuté lors de cette
même période p<0.001).

Abroutissement du lièvre d'Amérique sur les semis
d'épinette blanche Ile de Langlade
0.8
t

n

0.6
e
m
e
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2010
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Années

Graphe N° 19 : Abroutissement du lièvre sur les semis d'épinette blanche.

1
6


Abroutissement du cerf de virginie sur les semis
d'épinette blanche Ile de Langlade
0.4
t

0.3
n
e
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2010
2011
Années

Graphe N° 19 : Abroutissement du cerf sur les semis d'épinette blanche.

· Sorbier d'Amérique
L'abroutissement du cerf est relativement réduit même s'il baisse de façon significative entre
les 3 années (p<0.003). Les lièvres occasionnent un impact stable sur les semis de sorbier entre
les 3 années (p=0.2).

1
7

Abroutissement du cerf de Virginie sur les semis de Sorbier Ile de Langlade
0.20
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Années

Graphe N°20 : Abroutissement des cerfs sur les semis de Sorbier.

Abroutissement du lièvre d'Amérique sur les semis de Sorbier Ile de Langlade
0.20
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2009
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Années

Graphe N°21 : Abroutissement des lièvres sur les semis de Sorbier.

2.4
Résultats (Comparaison lièvre vs cerf Ile de
Miquelon)

1
8

· Sapin Baumier
Les abroutissements des cerfs et des lièvres diminuent de façon significative entre 2009 et
2011 (respectivement p<0.001 et 0.003)
Abroutissement du cerf de Virginie sur les semis de sapin Baumier Ile de Miquelon
t

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2010
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Années

Graphe N°22 : Abroutissement du cerf sur les semis de sapin baumier.


Abroutissement lièvre d'Amérique sur les semis de sapin baumier
t

Ile de Miquelon
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0.00
2009
2010
2011
Années


Graphe N°23 : Abroutissement du lièvre sur les semis de sapin baumier.



1
9

· Bouleau à papier
L'abroutissement des lièvres sur les semis de bouleau est stable entre 2009 et 2011 (p=0.2)
alors que celui des cerfs diminue de façon significative (p<0.003).


Abroutissement du lièvre d'Amérique sur les semis de Bouleau à papier
-Ile de Miquelon
0.4
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0.3
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b
r
o
P

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2009
2010
2011
Années


Graphe N°24 : Abroutissement du lièvre sur les semis de bouleau à papier.

Abroutissement du cerf de Virginie sur les semis de Bouleau à papier ­
Ile de Miquelon
0.15
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2009
2010
2011
Années

Graphe N°25 : Abroutissement du cerf sur les semis de bouleau à papier.


2
0

· Epinette noire
L'abroutissement du cerf sur les semis d'épinette noire diminue de façon significative entre
2009 et 2011 (p<0.001) alors que celui du lièvre diminue jusqu'en 2010 pour augmenter en
2011. les valeurs de l'abroutissement mesuré entre 2009 et 2011 n'est pas significativement
différente (p=0.06).


Abroutissement du cerf de Virginie sur les semis d'épinette noire

Ile de Miquelon
t

n

0.30
e
m
e
s

0.25
t
i
s
u
r
o

0.20
b
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l
i
t
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b
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b
r
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P

0.05
0.00
2009
2010
2011
Années

Graphe N°26 : Abroutissement du cerf sur les semis d'épinette noire.


Abroutissement du lièvre d'Amérique sur les semis d'épinette noire
Ile de Miquelon
0.8
0.6
t

n
0
e .4
m

e
s

i
l
i
t
é

t
i
s

b
u0.2
a
b

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o
b

r
o

'
a

P
d
0.0
2009
2010
2011
Années

Graphe N°27 : Abroutissement du lièvre sur les semis d'épinette noire.


2
1

· Epinette blanche
L'abroutissement des cerfs sur les semis d'épinette blanche diminue de façon significative

L'abroutissement causé par le cerf entre 2009 et 2010 a encore sensiblement diminué en 2011
alors que celui du lièvre a significativement chuté lors de cette même période p<0.001).

entre 2009 et 2011 (p<0.001) alors que les lièvres voient leur impact diminué plus lentement
pour cette même période (p<0.06).
0.8
Abroutissement du lièvre d'Amérique sur les semis d'épinette
t

blanche Ile de Miquelon
0.6

n
e
m
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s

0.4
t
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s
u
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b
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a

0.2

d

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l
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t
é

b
a
b
0.0
r
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P

2009
2010
2011
Années

Graphe N°28 : Abroutissement du lièvre sur les semis d'épinette blanche.

Abroutissement du cerf de Virginie sur les semis d'épinette blanche Ile de Miquelon
t

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0.30
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0.25
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a
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0.05
P
0.00
2009
2010
2011
Années

Graphe N°29 : Abroutissement du cerf sur les semis d'épinette blanche.

2
2


· Sorbier d'Amérique
Les abroutissements des cerfs et des lièvres diminuent de façon significative entre 2009 et
2010 (p<0.001). Ils se stabilisent ensuite pour les cerfs alors que pour les lièvres la baisse
continue.
Abroutissement du cerf de Virginie sur les semis de Sorbier
Ile de Miquelon
0.30
t

n
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m

0.25
e
s
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b
r
o
P

0.05
0.00
2009.
2010
2011
Années


Graphe N°30 : Abroutissement du cerf sur les semis de Sorbier d'Amérique.

2
3

Abroutissement du lièvre d'Amérique sur les semis de Sorbier
Ile de Miquelon
0.30
0.25
t

n
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m

0.20
e
s
t
i
s
u

0.15
r
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'
a

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l
i
t
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a
b

0.05
r
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P

0.00
2009
2010
2011
Années

Graphe N°31 : Abroutissement du lièvre sur les semis de sorbier.

3. La densité de semis
3.1 Rappels
La densité des semis est mesurée sur deux placeaux circulaires de 2.80 mètres de rayon. Nous
avons choisi de ne relever que les semis des essences feuillus (Sorbier et bouleau à papier).
La table 1 présente la répartition par site des placeaux présentant au moins un semis.
L'interprétation des résultats présentés ci-après devra être prudente compte tenu d'une
répartition très hétérogène des zones de semis en particulier pour le bouleau sur les sites de
Cap de Miquelon et de Langlade.

Sites
Nombre de placeaux avec Nombre de placeaux avec
semis de bouleau à papier
semis de sorbier
Miquelon 2009
22
94
Miquelon 2010
18
107
Miquelon 2011
10
116
Langlade 2009
52
57
Langlade 2010
68
92

2
4

Langlade 2011
60
93
Cap Miquelon 2009
2
5
Cap Miquelon 2010
0
4
Cap Miquelon 2011
0
5

Table 1 : Effectif des placeaux avec au moins un semis de bouleau à papier et/ou de
Sorbier.


· Bouleau à papier

Evolution de la densité de semis
0
Dataset$iles
0
5
r
1
i
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1
p
a
2

p
0
3

à
0
u
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0

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é
s
n
e
0
0

D
-
5
2009
2010
2011
Années

Graphe N° 32 : densité de semis toutes hauteurs de bouleau à papier
(Site 1 : Langlade, 2 : Miquelon, 3 : Cap Miquelon).

La densité de semis de bouleau à papier mesurée sur Langlade est significativement plus
élevée en 2010 que les autres années (p<0.001). Sur les autres sites la densité ne varie pas
entre les 3 années.


2
5

Evolution de la densité de semis de hauteur H1
0
0
Dataset$iles
r
5
1
i
e
1
p
a
2

p
0

à
0
3
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0
a
1
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b
0
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5

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s
0
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t
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s
n
0
e
0

D
-
5
2009
2010
2011
Années

Graphe N° 33 : densité de semis de hauteur 10 ­ 70 cm de bouleau à papier
(Site 1 : Langlade, 2 : Miquelon, 3 : Cap Miquelon).

La densité de semis H1 mesurée sur Miquelon n'a pas évolué entre 2009 et 2011. Sur
Langlade la densité a augmenté entre 2009 et 2010 (p=0.005) pour retrouver en 2011 un
niveau proche de celui de 2009 (p=0.06).
Evolution de la densité de semis de hauteur H2
0
0
2
Dataset$iles
r
i
e
0
1
p
5
a
1
2

p

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0
3
u
0
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1
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b
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5
s
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D
0
-
1
0
5
-
1
2009
2010
2011
Années


2
6

Graphe N° 34 : densité de semis de hauteur supérieure à 70cm de bouleau à papier
(Site 1 : Langlade, 2 : Miquelon, 3 : Cap Miquelon).

Comme pour les semis H1 de Miquelon la densité n'a pas changé entre 2009 et 2011. Sur
Langlade la densité H2 a légèrement diminué entre 2009 et 2011.

Sites
Densité moyenne/ha
Langlade 2009
216
Langlade 2010
457
Langlade 2011
369
Miquelon 2009
168
Miquelon 2010
200
Miquelon 2011
85
Cap Miquelon 2009
80
Cap Miquelon 2010
0
Cap Miquelon 2011
0

Table 2 : Densité moyenne de semis de bouleau à papier

· Sorbier
Evolution de la densité de semis
0
Dataset$iles
0
0
5
1
1
r
2
i
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0
3
r
b
0
o
0

s
0
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1

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0
0

s
0
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5

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s
n
e
0

D
0
0
0
-
5
2009
2010
2011
Années

Graphe N° 35 : densité de semis de sorbier

2
7

(Site 1 : Langlade, 2 : Miquelon, 3 : Cap Miquelon).
La densité de semis de sorbier mesurée sur Miquelon est significativement plus élevée en 2010
que les autres années (p<0.001). Sur les deux autres sites la densité ne varie pas
significativement entre 2009 et 2011
Evolution de la densité de semis de hauteur H1
0
0
Dataset$iles
0
5
1
1
2
r
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0
3
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b
0
o
0

s
0
1
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s
m
0
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s
0
e
5

d
i
t
é
s
n
e
0

D
0
0
0
-
5
2009
2010
2011
Années

Graphe N° 36 : densité de semis de sorbier de hauteur 10 à 70 cm.
(Site 1 : Langlade, 2 : Miquelon, 3 : Cap Miquelon).
La densité de semis H1 mesurée sur Miquelon a augmenté entre 2009 et 2010 (p<0.001) puis a
diminué en 2011 pour trouver un niveau non différent statistiquement avec 2009 (p=0.12).
La densité de semis H1 mesurée sur Langlade a augmenté entre 2009 et 2010 (p<0.002).

2
8

Evolution de la densité de semis de hauteur H2
0
Dataset$iles
0
5
1
1
r
2
i
e
0
0
3
r
b
0
o
1

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d
0
i
s
0
m
5
e

s
e

d
0
i
t
é
s
n
e
0

D
0
-
5
0
0
0
-
1
2009
2010
2011
Années

Graphe N° 37 : densité de semis de sorbier de hauteur supérieure à 70 cm
(Site 1 : Langlade, 2 : Miquelon, 3 : Cap Miquelon).
La densité de semis H2 de Miquelon n'est pas différente entre 2009 et 2010 (p=0.10) alors
qu'elle a diminué en 2011 (p=0.006). Sur Langlade la densité des semis H2 a sensiblement
diminué entre 2009 et 2011 (p<0.002).
Sites
Densité moyenne/ha
Langlade 2009
208
Langlade 2010
626
Langlade 2011
700
Miquelon 2009
2629
Miquelon 2010
5658
Miquelon 2011
4000
Cap Miquelon 2009
400
Cap Miquelon 2010
442
Cap Miquelon 2011
486

Table 3 : Densité moyenne de semis de sorbier.
4.
L'indice de consommation ­IC- (Lièvre et cerf confondus)
4.1 Rappels

2
9


Dans le but de conforter les relevés portant sur la pression de consommation des herbivores sur
la flore, le protocole de l'indice de consommation a été mis en place. L'objectif de ce
complément de données est de pouvoir comparer les résultats obtenus à partir de l'Indice
d'abroutissement et de mesurer la diversité en espèces ligneuses et semis ligneuses.
Le protocole de mesure mis en place est celui développé par le CEMAGREF. Sur le centre des
placettes, défini selon le plan d'échantillonnage utilisé pour l'indice d'abroutissement, nous
relevons sur une surface d'1m² la présence d'espèces végétales définies selon une liste
préétablie (cf table 3 ) ainsi que tous signes de consommation sur ces dernières

Liste des espèces
recherchées
Sapin baumier
Bouleau à papier
Epinette noire
Epinette blanche
Sorbier
Némopanthe
Viorne
Aulne
Amélanchier
Myrique baumier
Bleuet
Cornouiller
kalmia
Thé du labrador
Erable

Table 4: Liste des espèces végétales recherchées dans la mesure de l'indice de
consommation.
Nous avons retenu un cortège floristique regroupant les principales essences ligneuses et semi-
ligneuses présentes sur le site d'étude et faisant partie du régime alimentaire des lièvres et
cerfs. Pour mesurer s'il existait une différence temporelle entre consommation et présence par

3
0

essence les plus fréquentes nous avons utilisé une régression logistique binomiale à partir des
données brutes.
4.2
Indice de consommation global Miquelon

Indice de consommation Ile de Miquelon
0.6

n
t
i
o
0.5
a
m
m
o
0.4
s
n
o

c
e
0.3

d

i
l
i
t
é

b 0.2
a
b
r
o
P
0.1
0.0
2009
2010
2011
Années

Graphe N° 38 : Indice de consommation
L'analyse des données relevées entre 2009 et 2011 montre (cf graphe 30) que la probabilité de
consommation par les deux herbivores confondus (lièvre et cerf) diminue entre 2009 et 2011
(p<0.001).
4.3 Indice de consommation global Langlade

Indice de consommation IIe de Langlade

0.6
n
t
i
o
a

0.5
m
m
o

0.4
s
n
o

0.3

c
e

d

0.2
i
l
i
t
é

b
a

0.1
b
r
o

0.0
P
2009
2010
2011
Années

Graphe N° 39 : Indice de consommation.

3
1


L'analyse des données relevées entre 2009 et 2011 montre (cf graphe 31) que la probabilité de
consommation par les deux herbivores confondus (lièvre et cerf) diminue légèrement entre
2009 et 2010 (p=0.06). Puis de 2010 à 2011 la diminution de pression des deux espèces se
confirme (p<0.001).
4.4 Indice de consommation par le cerf et le lièvre
· Cerf Langlade
La probabilité de consommation du cerf de Virginie sur le cortège floristique diminue
significativement entre 2009 et 2011 (p<0.001).
Indice de consommation du cerf sur Langlade
0.8

n
t
i
o
0.6
a
m
m
o
s
n
0.4
o

c
e

d

0.2
i
l
i
t
é

b
a
b
r
o
0.0
P
2009
2010
2011
Années

Graphe N° 40 : Indice de consommation du cerf sur Langlade.
· Lièvre Langlade
La probabilité de consommation du lièvre d'Amérique sur le cortège floristique ne varie pas de
façon significative entre 2009 et 2011.(p<0.001).

3
2

Indice de consommation du lièvre sur Langlade
0.4

n
t
i
o
a
0.3
m
m
o
s
n
o
0.2

c
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i
l
i
t
é

b 0.1
a
b
r
o
P

0.0
2009
2010
2011
Années

Graphe N° 41 : Indice de consommation du lièvre sur Langlade.
· Cerf Miquelon
Comme sur Langlade la probabilité de consommation du cerf de Virginie sur le cortège
floristique diminue significativement entre 2009 et 2011 (p<0.001).
Indice de consommation du cerf sur Miquelon

n
0.8
t
i
o
a
m
m
o
0.6
s
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o

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0.4
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a
b
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0.2
P
0.0
2009
2010
2011
Années

Graphe N° 42 : Indice de consommation du cerf sur Miquelon.
· Lièvre Miquelon
La probabilité de consommation du lièvre d'Amérique sur le cortège floristique a augmenté de
façon significative entre 2009 et 2010 (p<0.001) pour diminuer ensuite en 2011 (p<0.001).

3
3


Indice de consommation du lièvre sur Miquelon
0.4

n
t
i
o
a
0.3
m
m
o
s
n
o
0.2

c
e

d

i
l
i
t
é

b 0.1
a
b
r
o
P

0.0
2009
2010
2011
Années

Graphe N° 43 : Indice de consommation du lièvre sur Miquelon
La probabilité de consommation des lièvres sur le cortège floristique de Miquelon augmente
entre 2009 et 2010 (p=0.007) pour rejoindre en 2011 son premier niveau (p=0.0007).

5.
Interprétation
Les relevés d'abroutissement et de consommation montrent en général que l'impact du cerf et
celui du lièvre sur la régénération forestière et les essences ligneuses et semi ligneuses
présentes sur l'archipel sont en diminution.
C'est sur l'île de Langlade que la pression des deux herbivores est la plus importante.
Cette tendance doit être vérifiée les prochaines années pour pouvoir l'interpréter de façon
objective.
6. La masse corporelle des animaux
Lorsque l'effectif d'une population progresse, les performances individuelles des individus qui
la composent diminuent (par exemple : baisse du poids, de la fécondité, de la survie,...)
pouvant entraîner une réduction du taux de croissance de la population. C'est en particulier la
« masse corporelle » des jeunes animaux de l'année qui est la plus fortement corrélée aux
variations de densité.
L'analyse des poids des faons, dans la mesure où l'échantillon dans le temps est important,
renseigne sur le fonctionnement démographique de la population. Notre échantillon des poids

3
4

relevés en 2011 sur des jeunes animaux (1ére année) est en régression impliquant une
utilisation restreinte au niveau de leur analyse.
Dans notre cas le faible nombre de jeunes animaux mesurés chaque année ne permet pas de
valider les résultats des analyses employées.
Années
Nombre de faons mâles
Nombre de faons femelles
2008
5
6
2009
9
7
2010
17
18
2011
15
9

Table 4 : Nombre de faons prélevés à la chasse et ayant fait l'objet de mesures biométriques
6.1 Masse corporelle des faons.
Les poids ont été corrigés par la date de tir de manière à disposer pour les analyses de données
« recentrées » sur une date de tir médiane. Cela permet de mesurer les variations inter
annuelles du poids.
Poids des faons
0
3
5
2
g

K
n

e
s
i
d
o
0
2
P
5
1
2008
2009
2010
2011
Saisons de chasse

Graphe N°44 : Evolution du poids des faons de cerfs (les deux sexes confondus) prélevés
sur les îles de Langlade et Miquelon
L'analyse des poids montre que les faons mâles sont plus lourds que les femelles (p=0.015) et
que la variation respective de leur masse corporelle ne changeait pas entre les 4 années (pour
les deux sexes confondus : p= 0.50)

3
5

Nous avons également regardé s'il existait une différence entre le poids des faons mesurés sur
Langlade et Miquelon. Compte tenu du faible nombre d'animaux par île nous nous limiterons
à une représentation graphique des données après avoir regroupé les deux sexes pour
augmenter l'effectif.

Evolution du poids des faons (les deux sexes confondus)
35
30
poids
Langlade
25
s
n
e
y
20
poids
o
Miquelon

m
s
15
i
d
o
p
10
5
0
2007
2008
2009
2010
2011
2012
Saison de chasse

Graphe N°45 : Evolution par île du poids des faons de cerfs (les deux sexes confondus)
A l'examen du graphe N°45, les faons de cerfs prélevés sur l'île de Langlade sont moins
lourds que leurs voisins de Miquelon. Cette différence peut expliquer une situation
démographique différente entre les deux îles (densité plus importante sur Langlade) ou bien un
habitat plus favorable sur Miquelon.
Poids des faons prélevés à langlade
Poids des faons prélevés à Miquelon
0
3
5
2
g
5

K
g
2
n

K
e
0
n
s
2

e
i
d
s
o
i
d
P
o
P
0
2
5
1
5
1
2008
2009
2010
2011
2008
2009
2010
2011
Saisons de chasse
Saisons de chasse


Graphes N°46 et 47: Evolution par île du poids des faons de cerfs.

3
6

Les poids des faons prélevés sur Langlade et Miquelon ne varient pas entre 2008 et 2011.
6.4 Masse corporelle des adultes.

Poids des cerfs mâles prélevés à langlade
Poids des biches prélevés à langlade
0
9
0
6
0
8
0
g
7
g
0

K
5

K
n
n

e
0

e
s
6
s
i
d
i
d
o
o
P
P
0
5
0
4
0
4
0
3
0
3
2008
2009
2010
2011
2008
2009
2010
2011
Saisons de chasse
Saisons de chasse


Poids des cerfs mâles prélevés à Miquelon
Poids des biches prélevés à Miquelon
0
0
9
6
0
5
8
5
g
g
0
0

K
5
7
n

K

e
n
s

e
i
d
s
5
o
0
i
d
4
P
6
o
P
0
0
4
5
5
0
3
4
0
3
2008
2009
2010
2011
2008
2009
2010
2011
Saisons de chasse

Saisons de chasse
Graphes N°48, 49,50 et 51 : Evolution du poids des cerfs adultes en fonction du lieu de
prélèvement.

Le poids des biches et des mâles adultes prélevés sur Langlade et Miquelon ne varie pas entre
2008 et 2011 (respectivement p = 0.24, 0.92, 0.81 et 0.35).
Comme pour les faons, les animaux adultes prélevés sur Langlade sont moins lourds que leurs
voisins de Miquelon.



3
7

6.4 Longueur de la patte arrière des faons
Compte tenu du trop faible jeu de données et de la forte variabilité des mesures (qualité des
mesures cf table N°5) nous n'engagerons pas d'analyse.

femelles
femelles
mâles
Mâles
Années
Miquelon
Langlade
Miquelon
Langlade
moyenne effectif
moyenne effectif moyenne effectif moyenne effectif
2008
39.00
3


41.60
5
37.00
1
2009
39.50
1
39.25
4
38.00
5
41.00
1
2010
57.50
2
40.25
4
30.00
1
36.87
8
2011
41.50
2
38.50
7
40.34
3
36.00
1

Table 5 : Mesures de la patte arrière sur les faons prélevés à la chasse
6.4 Interprétations
Malgré un faible échantillon d'animaux mesurés (adultes ou jeunes) on peut avancer :
· une certaine stabilité des poids des faons et des adultes entre les 4 années.
· Des poids toujours plus faible sur l'île de Langlade.
Le point important à retenir de ces analyses est celui montrant une différence importante des
mesures relevées entre Miquelon et Langlade.
Cela traduit certainement une densité en cerfs plus forte sur Langlade que Miquelon associée à
une qualité du milieu probablement moins favorable sur le premier site. Cette interprétation est
à mettre en parallèle à l'expertise des boisés qui indique que l'état de dégradation des
peuplements forestiers de Langlade est bien plus marqué.


7. DISCUSSION

Le suivi des indicateurs mis en place depuis 2009 sur l'archipel commence à fournir des
informations qui permettent d'appréhender avec plus de rigueur l'évolution de la pression
d'abroutissement des herbivores sur l'archipel.
L'utilisation de ces données pour proposer des directives de gestion doit rester prudente. En
effet l'interprétation des premiers résultats issus des indicateurs de changement écologique
doit s'appuyer sur trois types d'informations et être issue de mesures rigoureuses :

38


1. le suivi de l'abondance de la population. C'est le domaine des suivis d'abondance
réalisés sur point d'observation
2. la performance des animaux (poids, longueur de la patte arrière ou de la mâchoire)
confiée aux chasseurs.
3. l'impact des animaux sur la végétation.

La connaissance de l'ensemble de ces variables permet, dans la mesure où un suivi sur
plusieurs années est réalisé, de comprendre l'évolution du niveau de relation entre les deux
herbivores et leur habitat.
Ce n'est que dans ces conditions que des directives de gestion pourront être élaborées
objectivement.
Toutefois compte tenu des niveaux d'abroutissement causés par les cerfs, il apparaît important
que les prélèvements par la chasse soient pour l'avenir identique à ceux pratiqués en 2010 et
2011.
Pour ce qui concerne le lièvre, le gestionnaire devra tenir compte des variations de populations
dans le temps. Par contre, lors des années de fortes densités, afin de minimiser l'impact sur la
régénération forestière, les chasseurs devront pratiquer des prélèvements soutenus. La mise en
place d'un carnet de prélèvement pour cette espèce permettra de mieux appréhender dans le
temps le succès et l'effort de chasse nécessaire. Les informations recueillies en début de chasse
serviront alors de référence et permettront ainsi de mieux définir les quotas et les règles de
chasse pour la saison.
Quant au cerf, les quotas construits sur une attribution d'un animal par chasseur semble
commencer à influencer la pression sur la flore (toutefois une relative stabilité des effectifs à
partir des données de suivi d'abondance est mise en évidence).
Il apparaît important d'obtenir une réalisation très proche du quota d'animaux à prélever. Pour
cela les propositions devront être le meilleur compromis entre la nécessité de faire chuter les
effectifs de cerfs et tenir compte de la pression de chasse potentielle des chasseurs.
Cette décision pourrait être confortée en lui associant des règles de tir qui favoriseraient par
exemple le tir des femelles adultes ainsi qu'une pression de chasse plus élevée dans les
secteurs présentant les taux d'abroutissement les plus important (secteurs de Langlade par
exemple). Ce dernier point nécessite l'intégration dans nos analyses d'une donnée spatiale
(coordonnées des placettes de mesure) ce qui est envisagé en 2012. Le recrutement d'un

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étudiant Master II est d'ailleurs programmé, l'an prochain. Le projet de stage portera sur la
modélisation spatiale des données ICE recueillies entre autre sur l'archipel.
Enfin il est important d'insister sur la nécessité de poursuivre l'étude engagée en associant au
plus près les chasseurs et la population locale dans différentes opérations (suivis d'abondance
indiciaires, relevés de mesures sur les animaux, etc...). Un effort devra être entrepris pour
poursuivre le travail de motivation des chasseurs locaux à réaliser le plus grand nombre de
mesures biométriques (poids, longueur de la patte arrière et statut de gestation des femelles) en
insistant sur leurs précisions. Il est en effet nécessaire de disposer d'un nombre important de
données biométriques de qualité qui serviront à valider les interprétations des mesures de
l'impact des animaux sur les peuplements forestiers et des données de suivi de l'abondance de
la population de cerfs.
La mise en place d'un carnet de chasse sur lequel chaque chasseur relèverait une série
d'informations liées à son activité (nombre de jours de chasse, sexe et âge de l'animal tué, date
du prélèvement, poids et mesures éventuelles réalisées) serait un bon outil de connaissance
pouvant servir dans l'amélioration de la gestion du cerf.
Seule une analyse croisée entre l'ensemble des indicateurs relevés dans les 3 sites pourra :
· répondre aux interrogations soulevées par les différents acteurs de la gestion de la
faune et de la flore.
· Permettre de proposer des règles de prélèvements en adéquation avec les populations
d'herbivores et ce en fonction des objectifs envisagés de préservation voire de
reconstitution des peuplements forestiers.


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